Lundi 7 avril 2008
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15:26
Raconté par Caroline Hagerty. Fille d’un industriel
américain, étudiante de 26 ans qui rêvait de voir le monde de très
haut.
« Maintenant, je le sais pour l’avoir vu : la Terre est ronde. On voit nettement la courbure de l’horizon. Au-dessus de moi, l’atmosphère forme une enveloppe
translucide et bleue. Au-dessus, c’est très étrange, le ciel est noir, d’une profondeur inouïe. C’est noir et pourtant ce n’est pas la nuit. Le vide spatial. On distingue les étoiles. Je suis à
la limite de l’espace, entre ciel et Terre. Le spectacle est saisissant. J’ai l’impression d’être une enfant qui découvre le monde. »
Hôtel sur la Lune
« Vers la fin du XXIeme
siècle, lorsque les touristes se seront lasses de passer leurs week-ends dans la proche banlieue terrestre, ils se rendront peut être par navettes entières sur la lune, histoire de piquer une
tête dans la petite mer aménagée au pied du Lunar Palace Hilton. Ils pourront s’initier au golf et au tennis lunaires dans les installations gonflables sur dix étages appartenant a une entreprise de travaux publics japonaise, la Nishimatu Construction Corp. Enfin, les plus déterminés rêveront d’emménager définitivement dans la gigantesque
colonie lunaire imaginée par la compagnie Obayashi.
Si des pionniers scientifiques
s’y installent un jour, ce pourrait être les prémisses a un développement touristique, même modeste. »
Des postulants par millions pour aller dans
l’espace :
« Le rêve est tenace, tant
est si bien que certains commencent à se demander s’il n’y aurait pas de vrais profits à en tirer. La 1ère étude de marché est publiée en 1993 par la Japan Rocket Society et le National Aerospace
Laboratory of Japan. Elle révèle que 80% des japonais âgés de moins de 40 ans souhaitent effectuer un voyage dans l’espace et que près de 50% d’entre eux sont disposés à verser 3 mois de salaires
dans ce but. En Occident, l’attraction de l’espace est encore plus forte puisqu’elle touche 6 personnes sur 10. Le tourisme spatial ne demande qu’à exploser et cela pourrait arriver bien
plus vite qu’on ne le pense. »
Pour mieux se mettre à la place d’un cosmonaute
« Pour sortir dans l’espace,
les cosmonautes utilisent de lourds et encombrant scaphandres. Ces derniers sont couverts de senseurs physiologiques, pour mesurer leur tension, leur pouls, leur température et leur consommation
d’oxygène, ils sont en contact radio permanent avec les techniciens de la salle de contrôle. »